11 février – Journée internationale des femmes et des filles de science
- Coeur De Soeur
- 11 févr.
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Agir pour l’égalité scientifique avec Cœur De Sœur
Chaque année, le 11 février, la communauté internationale célèbre la Journée internationale des femmes et des filles de science, instaurée par l’Organisation des Nations unies en 2015. Cette journée a pour objectif de reconnaître la contribution essentielle des femmes au progrès scientifique et technologique, tout en alertant sur les inégalités persistantes qui freinent leur accès, leur reconnaissance et leur évolution dans ces domaines.
Pour Cœur de Sœur, association de solidarité féminine engagée pour l’autonomisation, l’égalité des chances et la justice sociale, cette journée résonne comme un appel à l’action : défendre la place des femmes en science, c’est défendre leur droit à l’éducation, à l’indépendance économique et à la pleine participation au développement de la société.
Les femmes en science : que disent les chiffres ?
Malgré les avancées, les données internationales montrent que les inégalités de genre restent profondément ancrées.
À l’échelle mondiale, les femmes représentent environ 31 % des chercheurs.
Dans certaines régions du monde, ce taux chute à moins de 10 %.
Dans les filières STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques), les femmes ne constituent qu’environ 35 % des diplômé·es.
Dans les pays du G20, elles occupent seulement 22 % des emplois STEM, alors qu’elles représentent près de la moitié de la population active.
Moins de 10 % des postes de direction scientifique sont occupés par des femmes.
Ces chiffres révèlent une réalité claire : plus on avance dans la hiérarchie scientifique, plus les femmes disparaissent.
Des inégalités qui commencent dès l’éducation
Les obstacles ne surgissent pas au moment de l’emploi, mais dès le parcours scolaire :
Dans des domaines comme l’informatique et les technologies numériques, moins de 3 % des étudiantes choisissent ces filières dans certains pays.
Les stéréotypes de genre, le manque de modèles féminins visibles et l’autocensure jouent un rôle majeur dans l’orientation des filles.
À compétences égales, les femmes scientifiques sont moins financées, moins publiées et moins reconnues que leurs homologues masculins.
Ces mécanismes renforcent les inégalités sociales et économiques, particulièrement pour les femmes issues de milieux défavorisés — un enjeu pour les associations de solidarité féminine comme Cœur De Sœur.
Pourquoi l’égalité en science est une question de solidarité
Promouvoir les femmes et les filles en science n’est pas seulement une question d’équité symbolique. C’est un levier puissant de transformation sociale :
Les équipes de recherche mixtes sont plus innovantes et plus performantes.
L’accès des femmes aux carrières scientifiques favorise leur autonomie financière.
Une science inclusive permet de développer des solutions plus justes, plus durables et plus adaptées aux réalités de toutes et tous.
Cela rejoint directement les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, notamment :
ODD 5 : Égalité entre les sexes
ODD 4 : Éducation de qualité
ODD 9 : Innovation et infrastructures
L’engagement de Cœur De Sœur
À travers son action, Cœur De Sœur défend l’idée que chaque fille, chaque femme, a le droit d’accéder au savoir, à la formation et à des opportunités professionnelles sans discrimination. En soutenant l’éducation, en luttant contre les inégalités structurelles et en valorisant les parcours féminins, l’association contribue à bâtir une société où les femmes ne sont plus exclues des lieux de pouvoir, de savoir et d’innovation.
La Journée internationale des femmes et des filles de science est ainsi un moment clé pour :
sensibiliser,
informer par des données concrètes,
encourager les vocations,
et renforcer la solidarité entre femmes.



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